jeudi 12 janvier 2017

Ushuaia, Terre de feu, el fin del mundo Patagonie2016#2

Laissons Buenos Aires, ses immeubles et ses 25°C pour nous envoler à 3000 km de là, direction Ushuaia ! Je crois qu'il existe peu de villes qui illustrent autant dans nos esprits européens, cette notion de bout du monde. Plus au sud, c'est le mythique et capricieux Cap Horn, et encore plus au sud, l’Antarctique. Bref, une des dernières traces de civilisations avant le Pôle Sud. C'est d'ailleurs ce qui a rendu cette ville célèbre et c'est pourquoi, elle se targue d'être la ville la plus australe du monde.



Alors, Ushuaia, c'est où ?? Déjà, on ne dit pas "Ouchouaya" mais "Oussouaya", et donc cette petite ville rendue célèbre en France par une émission de TV des années 90 (mais oui, aussi par une marque de gel douche), se situe en Terre de feu, cette grande île que se partagent le Chili et l'Argentine, tout au bout de l'Amérique du Sud, encore en dessous du détroit de Magellan.

Buenos Aire -Ushuaia à vol d'oiseau.

La Terre de Feu et les canaux de Patagonie.
Pour le petit cours de géographie, le détroit de Magellan appartient en totalité au Chili. vous noterez au passage que ce fameux détroit est loin d'être facilement navigable. Si à l'Est il est bien large, l'enchevêtrement des canaux de Patagonie rendent la sortie compliquée à l'Ouest, fallait en sortir au XVIème siècle, sans carte... Bon, donc le détroit est chilien, mais la frontière avec l'Argentine part de l'embouchure du détroit pour descendre au sud, coupant ainsi le Terre de Feu en 2, jusqu'au canal de Beagle qui sert de frontière naturelle entre les 2 pays. Ushuaia se situe en bordure du canal de Beagle, dans une jolie petite baie. Pour être honnête - mes lecteurs argentins m'excuseront - Ushuaia n'est pas tout à fait la ville la plus australe du monde puisque la base militaire chilienne de Puerto Williams et son village se situent légèrement plus au sud. Mais je n'y suis pas allée, alors pour moi, Ushuaia et le canal de Beagle seront mon record de latitude dans l'hémisphère sud. Mon bout du monde à moi.



Et à Ushuaia, qu'est-ce qu'on voit ? Notre premier contact avec la Terre de Feu a été neigeux, pluvieux et frisquet, puisqu'il neigeait quand nous avons atterri. Le choc après avoir eu bien chaud à Buenos Aires ! Mais quel plaisir de découvrir la mer et les montagnes côte à côte. C'est quand même vachement mieux que la ville ! Nous sommes directement partis à la découverte du Parc National de Terre de Feu.


La météo n'était pas trop avec nous... D'où des photos dans la grisaille, mais bon, côté "ambiance hostile de bout du monde", ça collait pas mal finalement !


Nous sommes allés au bout de la route n°3, qui démarre à Buenos Aires et se termine ici, à 3079 km de son point de départ...

Au bout de la route, c'est la mer...

En chemin, nous avons croisé un petit habitant local, un carancho, qui traversait tranquillou la route (no stress).


Ce fut également l'occasion de découvrir également l'arbre de feu...
Joli nom, n'est-ce pas ?
De retour en ville, le temps s'étant un peu levé, c'est l'occasion de profiter des superbes panoramas sur les montagnes et le canal de Beagle.

Je ne connais pas la Norvège, mais c'est assez l'image que je m'en fais...


L'église d'Ushuaia et sa baie.
Mont Olivia.


Comme de nombreux coins reculés, la vie "européenne" en Terre de Feu a commencé par un pénitencier et la ville a été construite par les bagnards. C'est pourquoi, les fresques murales de la ville y font souvent allusion...



Il existait cependant des tribues locales avant l'arrivée des européens. C'est la fumée de leurs foyers qui a inspiré le nom de Terre de Feu.

Je vais en terminer là pour cette première partie consacrée à Ushuaia. Dans mon prochain article, nous partirons en (mini) croisière sur le canal de Beagle. A très bientôt !

lundi 2 janvier 2017

¡Hola! Argentina, au pays du tango Patagonie2016#1

Me revoilà, et j'ai plein de choses à vous raconter !

Tout d'abord, je vous adresse, fidèles lecteurs, tous mes meilleurs voeux pour 2017. Que cette année soit meilleure que 2016, qu'elle vous comble - et le monde aussi - de paix, de bonheur et de réussite et qu'elle vous apporte une belle santé.


Il y a quelques semaines, je terminais ma série d'articles consacrés à mon voyage en Nouvelle Zélande qui restera un de mes plus beaux souvenirs de 2016. Cette année a été riche de voyages et paysages merveilleux. Après nos super vacances dans les Pyrénées de cet été, je suis repartie explorer de nouveaux horizons en Patagonie. 

La Patagonie, un nom qui fait rêver. Des grands espaces, des animaux, des gauchos (le 1er qui me parle d'un certain chanteur français installé là-bas, je lui fais une tête au carré !!), des glaciers avec un petit goût d'explorateurs du XVème siècle, d'émission de télé des années 90, le tout saupoudré d'un parfum de terra incognita et de bout du monde... Bref, le rêve de tout amateur de nature. Autant vous le dire, je n'ai pas été déçue.

La Patagonie est dans nos esprits (en tous cas dans le mien avant d'y aller), le plus souvent associée à l'Argentine. Si c'est vrai qu'elle s'étend sur une bonne partie de l'Argentine, elle englobe également une partie du Chili. 
La Patagonie est en orange sur la carte.
Notre voyage a démarré à Buenos Aires, puis nous sommes descendus au sud pour rejoindre Ushuaïa, avant de remonter à El Calafate au bout de la petite cordillière, pour passer la frontière avec le Chili et rejoindre à Puerto Natales, pour enfin remonter à Santiago du Chili.

Mais commençons par le début, notre arrivée dans la capitale du pays du tango et du rugby football, à Buenos Aires où nous avons débarqué, le jour de mon anniversaire.
C'est la 1ère fois que je mettais les pieds dans une ville sud-américaine. Il parait qu'elles sont un peu toutes faites sur le même modèle. L'histoire récente des pays d'Amérique Latine démontre l'empreinte importante des européens. Buenos Aires ne déroge pas à la règle, l'ambiance oscille entre celle des villes espagnoles et françaises. La ville abrite de nombreux descendants d'immigrés italiens ou même français. 
Je vais être honnête, je n'ai pas été séduite, je dois le dire, je suis pas fan des grosses métropoles. Cela dit, les gens sont absolument charmants et serviables. Et ça, c'est super chouette, y compris pour quelqu'un comme moi qui parle espagnol comme une vache alsacienne...

La Casa Rosada, le palais présidentiel sur la place de Mai.
Un quartier sort tout de même du lot, le quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier très populaire qui abrite le club de foot (le CABJ) où a joué Diego Maradona et des maisons avec des fresques et des statues colorées.

Le stade de la Bombonera (la bonbonnière).



Y a le Pape François à la fenêtre, n'oubliez pas qu'il est argentin !





Parmi les autres sites touristiques de la ville, on trouve le cimetière de Recoleta. C'est le Père Lachaise de Buenos Aires, en bien plus ordonné ! Allées bien droites, caveaux entretenus... Une certaine rigueur finalement un peu surprenante dans un pays latin. On y trouve nombre de sépultures de grands Argentins et notamment, la tombe d'Eva Peron, Première Dame d'Argentine, aussi connue sous le surnom d'Evita.

Gommier de la place devant le cimetière, le plus vieil arbre de la ville.





Au hasard de nos promenades, nos pas nous ont menés sur les quais de Puerto Madero...

La frégate du Président Sarmiento.

Pont de la Femme.
Et dans le quartier de San Telmo, c'est la petite Mafalda, accompagnée de ses amis Susanita et Manolito, que nous avons rencontrée.



Marché couvert dans le quartier de San Telmo
Quelques photos prises dans le quartier de la place de Mai (Plaza de Mayo)...

La cathédrale San Martin de Buenos Aires en forme de temple romain où l'actuel Papa François était archevèque. Vous noterez les toilettes publiques, discrètes, assorties au bus !
Fleurs de jacaranda.


Fleurs de ceibo, fleur nationale du pays.
Palo borracho, un arbre en forme de bouteille.
Sur la place, le tracé du défilé des Mères de la Place de Mai, où elles marchent tous les jeudis depuis 1977, coiffées d'un fichu blanc, réclamant leurs enfants enlevés par le régime dictatorial de 1976 à 1983. J'avoue ne pas avoir entendu parler de ces femmes avant d'aller en Argentine, sans doute parce que je suis un peu jeune. Mais je réalise en rédigeant cet article que la chanson de Daniel Balavoine "Revolucion" parle de ces femmes et de leur combat. Elle résonne désormais d'une façon différente à mon oreille.
"Chaque jeudi que Dieu donne, soutenues par la Madone, loin des yeux de l'occident.
Près des canons qui résonnent, des femmes au regard bouleversant, défilent inlassablement..." (D. Balavoine)

Pour finir, une note un peu plus rigolote, un clin d'oeil à mes amis du Racing 92 et tout particulièrement à ses 2 joueurs argentins, Manuel Carizza et Juan Imhoff. J'ai ratissé une partie du centre ville à la recherche d'un maillot de rugby des Pumas (que je n'ai jamais trouvé, y en a que pour le foot !!), et c'est totalement par hasard, dans un restau, que je suis tombée sur ce maillot, dédicacé par l'équipe argentine de la dernière coupe du monde en Angleterre. Après avoir étudié de près les signatures, il me semble que l'un des joueurs cité l'a signé, mais lequel ? ;-)

Voilà, après 3 jours à Buenos Aires, nous avons pris l'avion pour parcourir les plus de 3000 km qui nous séparait d'Ushuaïa. La séquence frisson, ce sera pour le prochain article ! :-D

Hasta luego !

lundi 12 décembre 2016

Bye bye New Zealand - NZ2016#15

Je crois qu'il est temps de clore l'épisode Nouvelle Zélande par un dernier billet. Notre voyage s'est achevé par une nuit à Christchurch qui se situe à l'est de l'île du Sud. C'est la 3ème ville du pays en terme de population et la plus grosse de l'île du Sud. Elle a malheureusement été dévastée par 3 tremblements de terre successifs entre septembre 2010 et juin 2011. Depuis, la ville peine à se reconstruire et le centre ville est encore une sorte de grand terrain vague. 


Il reste les vestiges de l'ancienne cathédrale, actuellement remplacée par une cathédrale temporaire en carton offerte par le Japon. Non, non, ce n'est pas une blague, il s'agit bien d'une cathédrale en carton, mais évidemment, un carton spécial, renforcé pour tenir 50 ans, le temps qu'une nouvelle cathédrale soit reconstruite.

L'ancienne cathédrale en ruines.
La nouvelle en carton.


Il faut reconnaître que c'est assez original, moi, j'ai bien aimé l'idée et le rendu.

Avant de quitter définitivement le pays des kiwis, il me reste à donner quelques conseils pratiques. Tout d'abord, je précise que nous n'avons pas réalisé ce voyage en individuel mais via un séjour organisé. Nous avons été pris en charge pour le transport, le logement et la nourriture de A à Z. C'est un guide français naturalisé Néo-Z (coucou Patrice, si tu me lis !) qui s'est occupé de nous quasiment 24h/24 depuis notre arrivée à Auckland jusqu'à notre départ à Christchurch.
Cette organisation a évidemment de nombreux avantages : on se fait transporter par quelqu'un qui aime, connait bien son pays et partage sa passion ; on ne cherche pas sa route, ni les logements, ni les restaux, ni les sites de visite, ni les horaires ; on ne fait pas la queue ; on profite des paysages sans conduire ; on rencontre des gens sympa dans le groupe (coucou Chantal & Jean, Régine & Gérard, Maryannick, Mireille & Bernard)... Bref, je me suis mise en mode "mouton" en me laissant porter pendant 15 jours, c'est finalement assez reposant.
Mais il y a bien évidemment quelques défauts aussi : on ne fait pas ce qu'on veut ; on ne choisit pas les lieux à voir/visiter ; on ne peut pas rester un peu plus dans un endroit qui nous plait vraiment ou à buller en regardant les bestioles ; le rythme du séjour est soutenu et on a finalement très peu d'interaction avec les locaux.
Mais je crois qu'en restant 15 jours, on ne pouvait pas faire mieux pour en voir un maximum.

Le climat

Comme en France, le climat change beaucoup entre le nord et le sud du pays, sauf que c'est tout inversé ! On a chaud dans le nord (25°C à Auckland) et le temps se rafraichit dans le sud (aux alentours des 10°C).  Nous étions en avril, au début de l'automne, mais on n'a pas eu besoin de trop trop se couvrir. Evidemment, la NZ est un pays où il pleut pas mal, il faut donc toujours avoir un vêtement de pluie à proximité. Mais globalement, on a eu de la chance du côté de la météo.

Les transports

Nous avons beaucoup roulé ! A part la jonction entre l'île du Nord et l'île du Sud, qui s'est faite en ferry, tous nos trajets ont éte faits en minibus. Les routes sont plutôt larges et en bon état (comparées à l'Irlande !). A part la conduite à gauche, il n'y a, je pense, aucune difficulté à circuler en NZ.

Les gens

Comme je l'ai dit plus haut, le fait d'être en voyage organisé ne favorise pas l'interaction avec les locaux. On rencontre tout de même quelques commerçants qui ont envie de discuter et globalement, les gens sont très polis et gentils. Je garde également de très bons souvenirs de nos quelques guides locaux : Shaloh Octavius Kaiser Michael (oui, c'est son nom !), notre adorable guide maori avec qui nous avons passé un merveilleux moment dans son village sur les rives du lac Taupo ; John, notre guide du parc Abel Tasman qui connaissait toutes les plantes et les animaux du parc ; la famille Morlea qui nous acceuillis dans sa ferme.

La nourriture

On a extrèmement bien mangé ! Surtout de la viande bovine avec des patates douces sous toutes leurs formes, quelques poissons et presque tous les jours, le dessert national de NZ : la pavlova, une meringue avec de la crème et des fruits (généralement du kiwi). J'ai pas trop été séduite par ce dessert, mais je garde un super souvenir de nos repas toujours de grande qualité.

Les visites

Evidemment, la NZ c'est un pays de grands espaces ! C'est pour ça qu'on y va et on n'a pas été déçus ! C'est un pays très varié, je n'ai pas dormi une seule fois pendant nos nombreux trajets tellement j'ai pris de plaisir à admirer ces vastes étendues herbues ou désertiques, ces forêts, ces collines, ces montagnes, ces côtes et bien sûr, ces volcans !


J'ai adoré découvrir la culture maorie qui est empreinte de traditions et de richesses qu'il faut préserver, je pense notamment à leur art de la sculpture du bois ou du jade.
Je n'ai pas vraiment apprécié les villes en elle-même, mais Wellington, a un petit côté charmant qui rappelle San Francisco, quant  aux environnements d'Auckland et surtout de Queenstown, ils sont vraiment exceptionnels.
On me demande souvent si j'ai préféré l'île du nord ou l'île du Sud. Je dois avouer que la géothermie de l'île du Nord et les volcans sont vraiment des choses que je n'ai pas l'habitude de voir. Alors, même si j'ai adoré les Alpes du sud, la région de Queenstown, le lac bleu de Pukaki et les Moeraki boulders, je dirais que c'est l'île du Nord qui m'a le plus séduite. 



Il est temps de dire au revoir à Aotearoa, le pays du long nuage blanc. Quelques dernières photos prises depuis l'avion au départ de Christchurch.

Bye bye les Alpes du Sud...
Bye bye le Westland et la mer de Tasman...

J'espère que ce voyage aux antipodes vous aura plu et que mon petit récit vous aura donné envie d'aller découvrir ce pays par vous même. En tous cas moi, j'aimerais bien y retourner un jour et prendre le temps de (re)voir toutes des choses et encore beaucoup d'autres.
Vous trouverez ci-dessous la liste des articles du blog consacrés à la Nouvelle Zélande.

Je vous remercie pour vos visites régulières et vos nombreux petits mots et vous invite à revenir très prochainement car j'ai de nouvelles photos du bout du monde à partager avec vous. On partira juste dans l'autre sens puisque c'est la Patagonie qui m'a accueillie il y a quelques semaines !

Kiaora !!

~o\^/o~
Sommaire des articles :